Vous êtes ici : Accueil > Les élèves mettent en ligne... > Envie d’ailleurs... > Le long voyage de Miwako.
Publié : 5 juin 2012
Format PDF Enregistrer au format PDF

Le long voyage de Miwako.

7 votes

Un matin d’hiver, je rencontrai sur la route enneigée une jeune fille. Elle était très jolie. Miwako, se nommait-elle.
Nous nous arrêtâmes et nous discutâmes. Elle avait de beaux yeux bleus. Elle était petite et avait des cheveux châtain clair qui lui arrivaient jusqu’au milieu du dos.
Avec sa peau claire et sans imperfection, elle était mignonne. Très douce,joyeuse et intéressante, elle me dit qu’elle avait deux petites sœurs et un grand frère. Elle n’avait jamais connu sa mère et son père était décédé dans un accident de voiture.
Elle vivait seule dans une maison de ville avec ses trois chats.
Cette jeune fille était écrivain mais devait arrêter car elle débutait dans la chanson.
Elle adorait aller sur son ordinateur pour discuter avec son correspondant japonais de son futur voyage au Japon.


Le Samedi 9 Mars 2010, Aéroport de Roissy

De : Miwako Ayutsuki

23 rue des Camélia, Caudebec-lès-Elbeuf, 76320 Normandie, France.

À : Natsu Nishiyama

_ Objet : Départ pour Tôkyô.

Coucou Natsu,


_ Comment vas-tu ? Moi, en ce moment, je suis plutôt joyeuse. J’ai hâte de partir de la France pour rejoindre le Japon. C’est mon premier vrai voyage hors de l’Europe !
Je suis à l’aéroport et l’attente est longue. Il me reste au moins une demi-journée avant de partir.

_ J’ai enfin décidé de voyager car je voudrais découvrir le Japon de mes propres yeux. Tout me paraît si beau là-bas... Comme je vais rester une année entière, j’espère voir les cerisiers en fleurs, les rivières qui longent les baies, passant sous les ponts, au crépuscule, et sentir la douce brise se poser sur mon visage... je m’y vois déjà ! C’est comme dans un rêve...

_ Pour moi, visiter mon pays d’origine, c’est la plus belle chose qui puisse m’arriver. Sans compter que je pourrais croiser dans la rue ma mère, repartie au Japon après ma naissance, sans même le savoir... évidemment, ça m’attriste un peu.

_ Je vais aller m’installer dans un coin sympa de Shibuya. Il me semble que c’est prêt de chez toi, non ? Une fois arrivée, je te téléphonerai. J’en profiterai pour perfectionner mon Japonais !

_ Bon, je suis bien trop bavarde, je vais te laisser.
Bisous !
Miwako

J’avance pas à pas,
Vers un rêve, une liberté,
Comme un souvenir que l’on noie,
Sans pouvoir le sauver.

J’aime voir le paysage défiler,
Sous mes yeux, il grandit,
Comme un nuage infini,
Que je ne peux attraper.

Le Japon, ses habitants,
Tout brille, c’est scintillant,
Et je vois dans le miroir,
Le reflet de mon regard.

Dans l’avion, tout est calme.
Les enfants, les grands-parents,
De mon œil coule une larme,
Que j’attends impatiemment.

Voir sous ses yeux, où les nuages
Avancent comme des mirages,
Je vois un bout d’océan,
Je m’approche d’un rêve d’enfant.


C’était magique...un nouveau monde s’ouvrait à moi. Premier pied posé... je faillis m’évanouir !
Ressentir une joie pareil, c’était fou ! Je levais la tête : un paysage merveilleux. Une colline au loin bordait la mer qui longeait l’île.

J’arrivai à l’appartement. La route était longue, mais j’étais enfin sur place.
Ce 9 Mars 2010, dans ce magnifique pays, où tout était parfait, j’attendais le bus. Je dus marcher d’abord pour trouver un arrêt !
Je décidai de prendre un taxi : le bus n’arrivait pas.
Je passai dans une magnifique rue, avec pleins de magasins et de boutiques. Tout était très coloré. Ça sentait les pâtisseries dans un coin, et un peu plus loin, des takoyaki. Mmmmh ! Un régal. Des vrais takoyaki, avec du vrai poulpe ! Je n’ai pas pu résister. On sentait bien le goût de la friture et de la légère sauce couleur caramel, et tout ça ne faisait que rendre meilleur ce plat.
Je rejoignais le bout de la rue, quand vint enfin mon taxi. Je montais dans la voiture et je m’approchai d’une colline, où était posé un cerisier en bourgeons. J’étais déçue de ne pas le voir en fleurs.
Les nombreux nuages qui couvraient le ciel s’éparpillaient pour laisser un magnifique soleil qui laissait passer dans une allée remplie de cerisiers en fleurs, appelé "sakura" au Japon, de doux rayons de soleil.
Une fois arrivée à l’appartement, que j’avais loué pour une longue période, je m’installai. C’était plus grand que ce que j’avais imaginé.


Voilà, ça faisait tout juste un an que j’étais arrivée au Japon. Je m’étais bien installée, et j’avais rencontré Natsu plusieurs fois depuis l’année dernière. Je m’étais fait pleins d’amis et j’avais un nouveau travail, qui était tellement fabuleux qu’il en était magique.
J’étais déjà bien populaire parmi les Japonais ! Oui, j’avais démarré dans la chanson et j’avais déjà sorti deux albums. C’était assez peu commun, d’avoir une française qui chantait japonais ! Enfin... j’étais mi-Française mi-Japonaise.. même si je ressemblais beaucoup à une Européenne.
D’ailleurs, au début je n’étais pas très bien vue... mais ça c’était arrangé.
Finalement je n’allais pas rentrer tout de suite en France. Et puis deux jours plus tard, je devais aller chez Natsu. On allait faire du shopping... depuis le temps que j’attendaisça ! Je n’avais pas eu beaucoup de pauses, récemment.
Voilà, le jour J était arrivé : j’allais chez Natsu !
Je le rejoignais à son appartement. Un très bel appartement, d’ailleurs. Je sonnais ; il m’ouvrait. Je le saluai une fois devant la porte de son lieu privé. Une fois à l’intérieur, je m’essayai sur le canapé face à une grande fenêtre qui occupait tout un mur de la pièce.
Natsu partit me chercher du thé, tandis que j’observais le paysage.
Et là, je vis quelque chose que je n’aurai jamais cru voir : une personne, vraisemblablement une très jolie fille, avec de longs cheveux lisses et blancs comme la neige, et avec de grands yeux mauves. Elle était sans doute à la fenêtre, chevauchant une sorte d’énorme dragon, me semblait-il. Cette file avait des ailes, avec de longues plumes blanches comme ses cheveux, et d’une très grande envergure.
Elle s’arrêta en se posant sur le balcon.
Natsu revint. Je lui demandai s’ il l’avait vue.
Il me demanda de quoi je parlais, mais je lui répondis :"Rien, j’ai du imaginer..."
On s’assit autour de la table en buvant le thé, quand on entendit un énorme bruit. Nous nous levâmes et courûmes vers la fenêtre ; encore cet énorme dragon rouge feu et noir brillant, et toujours monté par cet "Ange" ! Alors que Natsu et moi courrions jusque dehors, une secousse se fit sentir.
Plusieurs gigantesques immeubles s’effondraient sous nos yeux. Nous courûmes dans la direction que tout le monde, affolé, prenait en courant le plus vite possible.
Au bout de cinq minutes plus ou moins calmes, après les effondrements, une météorite arriva. La peur nous hantait et nous sentions la mort arriver à grand pas. C’est alors qu’elle fut détruite par "l’Ange". D’autres secousses se firent sentir jusqu’au moment où " l’Ange" arriva vers moi, et me fit monter de force sur le dragon avec Natsu.
Nous survolâmes alors la ville et "l’Ange" nous demanda, en japonais, de l’appeler "Tenshi".. ce qui veut dire "ange" dans cette langue asiatique.

Alors que nous nous éloignions du Japon par les airs, Tenshi envoya une sorte de concentration de pouvoir, formant une boule mauve et violette orchidée sur le Japon. En une fraction de seconde, la moitié avait totalement disparue, comme envolée.
Et c’est alors que je vis une lumière blanche et bleu ciel... nous nous approchâmes , et nous arrivâmes dans un espace vide, sans besoin de respirer...
Alors que mon âme errait dans ces lieux, elle heurta une chose, que personne ne pouvait identifier. Cette chose... de longues pattes ressemblant à des bras, et...
J’entendis le radio-réveil qui murmurait la musique Brave Song, une reprise de Girls Dead Monsters de l’anime Angel Beats, affichant la date du Samedi 9 Mars 2010.
J’avais rêvé... Ce n’était qu’un rêve... Le japon existait toujours, alors ?
Je me levai de mon lit dur et froid, et je vis sur mon balcon se poser une longue et fine plume blanche, laissant derrière elle une légère brise de vent. Un frisson me parcourut. Je n’osais pas lever les yeux....