Vous êtes ici : Accueil > Les élèves mettent en ligne... > Envie d’ailleurs... > Partir Ailleurs
Publié : 14 janvier 2013
Format PDF Enregistrer au format PDF

Partir Ailleurs

1 vote

« Je n’en peux plus , j’ai tellement mal... je préfère tout abandonner. Ne m’en veux pas , je préfère partir... »

Je m’appelle Chelsea. J’ai 15 ans. Je vivais à Washington avec mes parents. J’habitais dans une grande maison avec tout le confort que toutes les jeunes filles de mon âge rêveraient d’avoir. Je vais au lycée comme tout le monde. Je suis assez intelligente, bonne élève , et populaire. Je suis grande , brune aux yeux verts et métisse . J’adore ma vie, ma famille et formidable. Bref, je vis dans le plus grand bonheur.

Ce jour-là, c’était mon Anniversaire. Je me levai comme tous les matins à 7h00. Je me préparai puis descendit pour déjeuner avec mes parents. Ils me souhaitèrent mon Anniversaire et n’emmenèrent au lycée. Mon père avait prévu d’aller chercher ma meilleure Amie Ashley. Nous nous sommes connues à l’école maternelle. Depuis ce jour-là, on ne s’est plus quittées. Mais nous avons déménagé pour vivre dans une plus grande maison. Nous en avons pleuré pendant deux jours.

Le soir venu, je rentrai à la maison, pressée de retrouver ma meilleure amie et de fêter mes 15 ans. Je pris le bus. Tout le long du trajet, je ne pouvais m’ empêcher de sourire. Quand j’arrivai enfin chez moi, j’ouvris la porte, et je trouvai ma mère assise sur le canapé, un mouchoir à la main. Elle pleurait. Je m’accroupis devant elle et lui demandai ce qui se passait. Elle ne me répondit pas. Le silence se prolongea, puis ma mère se leva et me dit : « Ma fille , ton père et Ashley sont décédés : ils ont eu un accident."

A ce moment là, tout s’arrêta. Je repensai à tout ce que mon père avait fait pour moi, à ma vie, ma famille, à tous les souvenirs liés à ma meilleure amie, tout ce qu’on avait vécu. Je me levai d’un élan et franchit la porte de la maison en courant. Je courus vers la grande plaine où nous avions l’habitude d’aller, moi et mon amie. Je m’assis puis restai là pendant des heures. Je ne réalisai pas. Mon père et ma meilleur amie, décédés le même jour, le jour de mon anniversaire... Qu’avais-je fait pour mériter ça ? J’étais bouleversée, je ne pouvais m’empêcher de pleurer et de hurler. trois jours passèrent .

Un Soir, je pris une décision : mourir ou rester ? Souffrir et supporter cette douleur incessante ? Non, je n’étais pas assez forte pour supporter tout cela ! Je pensais à ma mère : la laisser seule alors qu’elle aussi souffrait autant que moi, c’était égoïste, mais je ne pouvais m’empêcher de me faire du mal. J’éprouvais le désir incessant de me tailler les veines.
Je décidai de lui écrire, de lui expliquer mon choix .


Mardi 20 Mars 2007, Dans le salon



_

Maman,



_ Je n’en peux plus de cette souffrance. J’ai tellement mal ! Je préfère abandonner et tout laisser tomber. Ça ne fait que 3 jours qu’ils sont partis, mais j’ai l’impression que ça fait une éternité. Tous les soirs, je pleure et je prie le Bon Dieu en espérant qu’ils reviennent. Tous les soirs, je m’endors en espérant me réveiller et me rendre compte que ce n’était qu’un cauchemar. Si tu savais tout le mal que j’éprouve ! C ’est de ma faute : si je n’avais pas dit à papa d’aller chercher Ashley,rien ne serait arrivé. Je donnerais ma vie pour qu’ils reviennent !

_ Je n’ai pas mérité ça ! J’ai toujours fait les choses bien, et c’est comme ça que je suis récompensée ? Le jour de mon anniversaire, je perds ceux qui me sont chers.

_ Ne m’en veux pas : je préfère partir pour un monde meilleur.

_ Je t’aime Maman. Prends soin de toi.

Adieu... Je T’aime .



Chelsea .

Je ne voulais pas mourir d’une mort atroce.
Un jour, j’ai vu au journal une petite fille décédée car elle avait retenue son souffle longtemps. Je m’allongeai dans mon lit , et retint mon souffle...

Je m’endormis sur mon lit
Puis je vis défiler ma vie
Je me sentais transportée
Par l’amour que vous m’avez porté

Je sentais mon cœur battre de mille feux
Il s’arrêtait peu a peu...
Partir pour un monde meilleur
J’aimerais ne pas avoir si peur

De ce monde...ailleurs
J’aimerais que s’arrête mon cœur
Je sentis des secousses
J’étais morte de frousse

Mon cœur se remit à battre
Il redémarrait peu à peu
Puis j’ouvris les yeux .


J’ouvris les yeux. Je vis ma mère assise près de moi. Elle pleurait. D’autres personnes, vêtues de rouge, étaient là. Ils m’avaient réanimée.

Les jours passèrent. Des mois s’étaient écoulés. Tout allait de mieux en mieux. j’évitais de parler de mon « accident » , mon suicide. Je suivais une thérapie.

Quand on me demandait comment c’était la mort, je disais tout simplement :

« La mort ne s’explique pas. C’est un sentiment de peine, de tristesse, de souffrance. En même temps, c’est un long voyage pour la paix. Il faut trouver sa voie et reposer en paix... »

Documents joints

  • Partir Ailleurs , OpenDocument Text, 23.9 ko

    Version OOo Writer de cet article