Publié : 16 mai 2009
Format PDF Enregistrer au format PDF

Les Trois Singes, fils de la Sagesse

2 votes

Dans une contrée du Sud vivaient trois singes. Leur mère, Indu, était la déesse de la Sagesse. Le premier s’appelait Adjibou, le deuxième Marimbou et le troisième Ocimbou. Tous trois aimaient se prélasser dans leur arbre favori et surtout regarder vivre les hommes.

Un jour, Adjibou convoqua ses frères :

"Marimbou ! Ocimbou ! Regardez dans quelle situation sont les hommes de ce pays : ils n’ont plus d’eau pour survivre. Leurs terres sont asséchées et elles ne sont plus cultivables !

- Adjibou, toi qui vois tout, tu dois te rendre au pays des Droits et ouvrir les yeux aux autres hommes ! lui dit Marimbou."

Et c’est ce qu’il fit. Il arriva chez le chef du pays des Droits avec sa calebasse magique. Il versa sur les yeux de son hôte un peu de cette eau si précieuse et ainsi il lui fit voir la situation des hommes du Sud. Le chef lui affirma qu’il ferait tout ce qu’il pourrait pour construire des puits et développer l’irrigation.

Quelque temps plus tard, c’est Marimbou qui convoqua ses frères :

" Adjibou ! Ocimbou ! Regardez dans quelle situation sont les hommes de ce pays : ils ne mangent pas à leur faim et sont affaiblis.

Marimbou, toi qui entends tout, tu dois te rendre auprès du chef de la Contrée et lui faire entendre raison, lui dit Ocimbou.

Et c’est ce qu’il fit. Il arriva chez le chef de la Contrée avec son outre musicale qu’il ouvrit mais là, il lui fit entendre les cris des enfants affamés. Le chef de la Contrée ne put que se boucher les oreilles tant il était effrayé ! Il promit qu’il ferait tout pour que ces enfants mangent à nouveau à leur faim.

Quelque temps plus tard, c’est Ocimbou qui convoqua ses frères :

"Adjibou ! Marimbou ! Regardez dans quelle situation sont les hommes de ce pays : ils vendent leurs enfants pour pouvoir gagner plus d’argent !

Ocimbou, toi que la parole n’effraie pas, tu dois te rendre au pays de la Liberté et obliger les hommes à dénoncer ce malheur !

Et c’est ce qu’il fit. Il arriva chez le chef du pays de la Liberté. Il lui expliqua le malheur qui touchait les enfants. Il lui offrit ensuite son roseau à la voix perçante qui encouragea le chef à devenir le porte-parole et le défenseur de tous ces enfants.

_ Les Trois singes grimpèrent à nouveau dans leur arbre, bien décidés à surveiller d’encore plus près les actes des hommes.